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Les 5 fondamentaux de la danse, les bases à connaître

Les 5 fondamentaux de la danse vous permettent de grandir en conscience de ce que vous faites. Et de plus, votre vocabulaire de mouvements dansés n’en sera que plus varié et plus juste.

La danse contemporaine a œuvré pendant plusieurs décennies pour décrypter les 5 fondamentaux de la danse. Il est essentiel de bien savoir ses bases pour faire évoluer sa pratique et son vocabulaire. Les danses de couple, le modern’ jazz, la danse classique, le hip-hop, et les danses du monde ne sont que des esthétiques basées sur les mêmes fondamentaux.

Bien entendu les 5 fondamentaux de la danse se jouent en même temps dans le mouvement dansé. Et il est essentiel d’apprendre à focaliser son intention sur un élément à la fois.

D’un autre point de vue, ils sont essentiels à la préparation d’une séance guidée pour vos élèves.

Les 5 fondamentaux vont vous permettre d’identifier un objectif clair. Vous saurez structurer votre séance avec des consignes précises, qui viendront nourrir l’exploration dansée pour satisfaire à cet objectif.


Le poids est un des 5 fondamentaux la danse.

Jouer avec le poids nécessite de comprendre la force d’attraction terrestre. C’est une force. Nous sommes en appuis permanent et attirés vers le bas. Sans appuis nous ne pouvons nous déplacer.

Chaque partie du corps est une masse. Une jambe pèse plus qu’un bras. Les trois masses du corps les plus conséquentes sont la tête, le bassin et le torse.

Aussi, danser au sol en jouant avec ses appuis est une contrainte forte pour le corps tout entier. Cela créer de fortes sensations, et une conscience sans faille sur la compréhension de la gravité terrestre. Se déplacer avec le moins de force possible, est un exemple de consigne pour mieux appréhender cette notion de poids.

Aussi, il est important d’associer les opposés pour la compréhension d’une notion. Ici, le lourd et le léger sont les termes les plus appropriés.

Utilisez des verbes d’actions tel que toucher, caresser, tapoter, appuyer, pousser, se repousser, rouler, glisser, fondre, porter, s’élever, se grandir, flotter, voler, virevolter, ou encore se poser, se déposer, et encore se laisser porter par le sol.

La notion d’équilibre et de déséquilibre entre dans le processus d’exploration du poids.

Les enfants adorent le challenge du déséquilibre. Cela leur demande une prise de risque, et leur apporte de grandes sensations.


L’espace.

Il y a mon espace, celui de l’autre et celui du groupe.

Il est important de sacraliser l’espace de la salle de danse avant, pendant et à la fin de la séance.

L’espace de la salle est déterminée par la périphérie et le centre. Une circulation sur mon chemin permet de les relier, et de les différencier.

Nous pouvons explorer le bas et le haut, le sol et le ciel, le proche et le loin. Observer une attention particulière aux changements de niveaux, et aux transformations que cela implique dans la tonicité des corps. Encore une fois, utiliser un vocabulaire adapté à la situation demandée et à l’âge de l’élève.

Il y a mon intérieur corporel, le proche et le lointain.

Imaginez une bille qui tourne dans une partie du corps , comme si elle tournait sur la paroi intérieure d’un bocal. Elle pousse la paroi interne par ses appuis et stimule le mouvement.


Le corps.

Le corps se ressent comme une unité lorsque nous évaluons l’ensemble des différentes parties qui le compose.

Aussi, une partie de mon corps existe à part entière et peut se différencier des autres. Pour cela, nous les mettons en relation l’une avec l’autre. Une main peut s’approcher ou s’éloigner de ma bouche, ou d’une autre partie de mon corps. Comme, cette autre partie peut également s’approcher ou s’éloigner de ma main.

Un genou peut chercher à se mettre en relation avec un coude. Tous les possibles sont bons à explorer.


La musique.

Un joli mot inventé dans le monde de la danse est musicalité.

Une sorte d’association entre musique et qualité. C’est la musique du corps qui danse, la qualité sensorielle et expressive du danseur.

La musique extérieure et sonore est un atout majeur pour stimuler la créativité en danse. Encore faut il bien la choisir, car elle peut aussi être inadaptée à faire danser. Elle doit stimuler, accompagner mais peu contraindre l’explorateur danseur.

Jouer avec les repères musicaux permet de développer l’écoute, d’apporter des nuances dans la danse, et de structurer la séquence dansée.

La musique, c’est le grave et l’aigu, le vite et le lent, le doux et le fort. Il y a la mélodie et l’accompagnement de l’orchestre. La musique porte en elle aussi une expressivité émotionnelle et un paysage imaginaire. Je vous conseille d’éviter les chansons qui auront un effet de sens trop contraignant. Ou du moins faites en sortes qu’elles soient au service de votre objectif. Une comptine qui énumère les parties du corps sont bien sûr adaptées pour cet apprentissage.

Le rythme et la mélodie sont les deux polarités qui fusionnent et il est important de les dissocier à l’écoute.

La percussion corporelle permettra de créer un rituel de mise en disponibilité des élèves en début de séance. Ce qui a pour avantage d’identifier les différentes parties du corps, et de mieux mémoriser avec une chanson rythmée.


La relation.

Il y a la relation à soi-même, d’une partie de mon corps à une autre. Et celle que j’ai avec l’extérieur, l’autre, le groupe, la terre, le ciel, l’air.

Je me met en relation avec un partenaire. Nous dansons ensemble ou pas, à coté ou en face à face. Je danse proche ou loin, ou bien encore le contraire. ( bas/ haut, vite/lent, lourd/léger, grand/petit, saccadé/fluide).

Je danse en contact ou sans se toucher.

Je danse sur place, dans mon espace proche, ou je danse sur une trajectoire, mon chemin ? Dans quel endroit de la salle ? au centre, en périphérie, ou dans l’entre deux ? Du coté des fenêtres , ou du coté de la porte, au bord, ou au milieu du groupe?

La place que prend l’élève est déterminante dans son expression dansée et dans celle du collectif.


L’intention du geste, pour servir la créativité.

C’est alors qu’il est essentiel de comprendre l’importance de l’intention pour permettre au danseur d’évoluer en conscience, et de comprendre ce qu’il fait quand il danse.

Par ce biais, il sera créateur de son mouvement, de par ses choix dans un cadre simple et précis. Aussi, son cerveau créera de nouvelles connexions neuronales. Il gagnera en confiance en soi, et se détendra face au regard des autres.

Vous avez compris bien évidemment ma démarche pédagogique dans ce processus d’exploration du mouvement dansé. Nous ne sommes pas dans la reproduction de forme et de pas dans une esthétique de danse.

Nous sommes bien dans l’improvisation et l’exploration sensorielle, qui va permettre à l’élève de se connaitre mieux en tant qu’individu, et de découvrir les autres au travers de leurs expressivités dansées.


Source : https://la-tete-aux-pieds.com/les-5-fondamentaux-de-la-danse/

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